La Biennale Flamenco Madrid, organisée par le Département de la Culture, du Tourisme et du Sport, ouvre la semaine le lundi 26 mai avec un spectacle unique et d'une beauté singulière : le récital de chant et orgue d’Antonio Campos à la Real Basílica de San Francisco el Grande. Un format inédit dans l’histoire, qui incarne parfaitement la diversité marquant cette première semaine de la Biennale. Sacratus, tel est le titre de cette création conçue ad hoc pour l’occasion, sera présenté à 20h, en entrée libre dans la limite des places disponibles. Il s’inscrit dans la ligne de programmation exigeante de la Biennale, alliant qualité artistique, tarifs accessibles et nombreuses propositions gratuites.
Exemple emblématique, avec une mention particulière pour la danse : les représentations de Marco Flores et son Vengo Jondo au Matadero, mardi ; de la bailaora Sara Calero et le work in progress de Intangible mercredi, également au Matadero ; de Eduardo Guerrero avec Pulso libre, samedi dans le Patio Central de Condeduque ; et de Paula Comitre, Florencia Oz et Carmen Angulo avec leur work in progress de Reflexiones sobre las Parcas, dimanche au Matadero Madrid.
Cette semaine, deux autres propositions gratuites et singulières feront leur arrivée : Ana Crismán, pionnière et unique au monde dans l’utilisation de la harpe pour le flamenco, qui interprétera Arpaora dans la paroisse de Nuestra Señora del Perpetuo Socorro, et la cantaora Naike Ponce, qui, accompagnée de six autres voix féminines, se produira sous les arches monumentales de CentroCentro.
Dans le Patio Sur de Condeduque, scène centrale de la Biennale, les premiers accords résonneront mardi avec deux talents confirmés du flamenco, Antonio Reyes et Esperanza Fernández, pour la création absolue de A orillas del cante. La guitare prendra le relais mercredi avec Dieciocho cuerdas : Gerardo Núñez, Dani de Morón et Joni Jiménez dans le cycle de guitare Víctor Monge Serranito, promettant un récital d’un très haut niveau. Ce cycle se poursuivra samedi au Musée de San Isidro avec Carlos de la Jacoba, puis dimanche avec Víctor Franco.
« Patio Sur clôture la semaine en revenant aux origines, porté par quelques-uns des piliers fondamentaux du flamenco en Espagne : une création absolue avec Juan Villar, Vicente Soto Sordera, José de la Tomasa et Tomasa Guerrero La Macanita, accompagnés par des guitares de renom telles que Manuel Valencia et Nono Reyes. Ce rendez-vous de titans porte le nom de Metales Jondos »
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Le Patio Sur accueillera jeudi une création inédite en Espagne : Kintsugi, d’Antonio Fernández El Farru, commande et production du Aga Khan Museum de Toronto. Kintsugi est un terme de la philosophie japonaise qui évoque l’âme en mouvement, l’histoire d’une perte renaissant pour ouvrir un nouveau chemin, sans oublier les blessures ni les leçons qu’elles apportent. Le flamenco devient ainsi le cœur de la vie. Pour la première fois en Espagne, le lundi 2 juin, on pourra également profiter, sur la même scène, de ¡Lorca!, de la Compagnie Kaari & Roni Martin d’Helsinki, avec Carmen Linares, Rafaela Carrasco et Pablo Suárez, avec le soutien de la Biennale Flamenco d’Helsinki.
Le vendredi, au Patio Sur, une nouvelle démonstration de la grande diversité des langages dont dispose aujourd’hui le flamenco pour s’exprimer : le pianiste Chico Pérez et le maître de la flûte et du saxophone Sergio de Lope présentent Con acento XL. Accompagnés des jeunes talents de la Creativa Gran Ensemble de l’École de Musique Creativa de Madrid, ils décoderont avec conscience et détermination les codes du flamenco et du jazz. Cette scène clôture lla semaine par un retour aux origines, guidé par quelques-uns des piliers fondamentaux du flamenco en Espagne : une création absolue avec Juan Villar, Vicente Soto Sordera, José de la Tomasa et Tomasa Guerrero La Macanita, accompagnés par des guitares de la trempe de Manuel Valencia et Nono Reyes. Cette rencontre de titans porte le nom de Metales Jondos.
Le 28 débutera le congrès gratuit Corral de la Morería, 70 ans de tablao,qui analysera l’histoire du Corral ainsi que les clés de sa longévité, ainsi que l’atelier chorégraphique sur la danse du zapateado ESTAMPÍO [de la reconstruction à la fantaisie], présenté par Estévez/Paños y Compañía. La semaine suivante, le chant, la guitare et la danse se poursuivront avec des noms tels que Antonio Molina El Choro, Julio Ruiz, Sandra Carrasco, Andrés Barrios, el Yiyo, David de Arahal, María Moreno, Rosario Toledo, avant la gala finale confiée à Israel Fernández.
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