À 61 ans, et après plusieurs années de lutte contre la cruelle maladie, le chanteur de Jerez Andrés Cabrales Mesa Il nous a quittés à jamais le mercredi 9 juillet. Parmi ses grandes vertus figurait le fait d'avoir conservé intacte l'école expérientielle, celle qui vous colle à la peau dans l'université de la rue, et non sur votre téléphone portable. Son expression était donc pleine de vérité.
Son éducation s'est déroulée dans l'un des microcosmes flamencoIls représentent certains quartiers de Jerez qui ont accueilli un certain nombre de familles de la cante venant des quartiers gitans. Tel est le cas de Federico Mayo, un groupe de blocs appartenant à la zone populairement connue sous le nom d'El Chicle, où les plages de San Telmo léchaient les vagues il y a des siècles et qui est devenu un emblème du développement urbain des années 60.
« Andrés de Jerez a vécu avec quelques illustres habitants de la Jondura tels que Mijita y Moneo, Antonio Agujetas ou José de los Camarones, parmi tant d'autres. Il s'est ainsi plongé dans une façon unique de dire cante parmi les jeux d'enfants, toujours imprégnés des sons de Manuel Agujetas, qu'il approchait avec vénération et respect.
Andrés de Jerez a vécu avec quelques illustres voisins de la jondura tels que Mijita y Moneo, Antonio Agujetas o José de los Camarones, parmi tant d'autres. Il s'est ainsi imprégné d'une façon incomparable de dire cante parmi les jeux d'enfants, toujours imprégnés de la rêves de Manuel Agüjetas, qu'il abordait avec vénération et respect. À tout cela s'ajoutent les figures de son père et de son frère. Jaime, membres actifs du Peña Flamenca Les crécerelles, temple flamenco puis devant l'Ermitage de San Telmo, où il a rencontré les fans de Jerez et les artistes qui ont défilé sur sa scène. Sans oublier d'autres lieux comme le peñas La Bulería o Oncle Chalao, pendant la période où il était ouvert sous la direction complète de Le Posh One.
Après quelques allées et venues de la talent artistiqueAndrés Cabrales a réussi à s'imposer et à nous offrir une période fructueuse coïncidant avec son séjour en France. Un album –Gratter l'âme (Buda Records, 2017) – en compagnie de son Samuelito, un très jeune guitariste français qui répond au nom de Samuel Rouesnel, est le meilleur reflet de cette époque. Il participera également au cycle de cante du Festival de Jerez dans le cadre des concerts intimes du Palais de Villavicencio, voyant ainsi se réaliser l'un de ses plus grands rêves. Carlos Grilo y Juanpe Carabante il y avait d'autres guitaristes qui savaient accompagner leurs cante décousu. N'oublions pas son passage à l'entraînement. Califat 1/3, étiqueté comme folklore futuriste, participant à 4 projets.
Peut-être que toute sa saveur était atteinte dans les courtes distances qui facilitent les rencontres de cante dans lequel il était très généreux. Andrés de Jerez avait une voix fêlée et il paraissait sincère dans le canteÀ court d'air frais. Bohème et humble, son charme indomptable lui a valu de nombreux amis qui se souviendront toujours de lui avec son sourire et ces fandangos déchirants qui nous déchiraient le cœur à l'aube. Qu'il repose en paix, et tous mes vœux de bonheur à sa famille et à ses amis.





