Le flamenco est aussi ancien que neuf. Juste au moment où l’on pense que tout a déjà été inventé, de nouvelles façons de célébrer cet art surgissent. La dernière en date à rejoindre cette vague de création contemporaine, c’est la brasserie Alhambra, qui fêtera son centenaire en 2025. Pour commémorer cet anniversaire, elle a décidé de créer un nouveau palo flamenco : sosegá, le palo sans hâte.
Et pour cela, il s’est appuyé sur une bonne poignée d’artistes qui connaissent leur métier. Les gens du monde de flamenco et de plusieurs générations : Carmen Linares (cantaora), Arcángel (chanteur), Diego del Morao (guitariste), Kiki Morente (chanteur), Sandra Carrasco (cantaora), José Maya (danseuse de flamenco), Antonio Cortés (chanteur et guitariste), Dani de Morón (guitariste), Ane Carrasco (percussion), Juan Carmona (chanteur et guitare), Saúl Quirós (chanteur), David de Jacoba (chanteur) et Gema et Samara Carrasco (chanteurs).
Cette affiche prestigieuse a été filmé à Grenade, sous la direction musicale du compositeur, chef d’orchestre et guitariste JJavier Limón, dans une vidéo qui sert d’introduction à ce nouveau palo, la sosegá. Un voyage documenté par Little Spain, a société de production de C Tangana, qui a remporté deux prix Goya en 2025 pour La guitarra flamenca de Yerai Cortés. Ce thème utilise le cante, la danse et sa mélodie particulière pour raconter l'histoire d'un style unique influencé par Grenade.
« Techniquement, ce nouveau palo flamenco Il s’agit d’une signature rythmique à huit temps – 4/4 subdivisé en 3/3/2 – qui est inédite. Il est inspiré par le cante de la soleá, bien que quelque peu raccourcie. Cela crée une sensation de rythme inachevé, un rythme lent.
Analyser cette nouvelle palo flamenco Nous sommes techniquement confrontés à une signature temporelle à huit temps – 4/4 subdivisé en 3/3/2 – ce qui est inédit. Il est inspiré par le cante de la soleá, bien que quelque peu raccourcie. Cela crée une sensation de rythme inachevé, un rythme lent.
C’est, sans aucun doute, un palo innovant, puisqu’il utilise une sixième corde plus grave, accordée en si, qui lui confère une profondeur particulière. Et oui, c’est bien le tout premier palo à le faire. Selon les explications fournies par la marque à travers ses experts, cette particularité « génère un état d’esprit plus posé et réfléchi, moins pressé ». Enfin, ce style est le premier de l’histoire à ne pas comporter de remate, il n’a pas hâte de s’achever.
« De plus, c’est la première fois qu’un groupe aussi large et aussi divers, composé d’artistes de différentes générations et origines, crée ensemble un palo. À partir de là, tout se fait dans l’humilité. Désormais, c’est à la culture flamenca de l’accueillir et de l’intégrer, pour que, comme ils le disent eux-mêmes, il finisse par “prendre”», explique Javier Limón.




